La santé passe aussi par le sommeil

Le sommeil, essentiel pour la santé

A quoi sert le sommeil ?

Adulte ou enfant, nous ressentons naturellement les symptômes du manque de sommeil : irritabilité, perte d’attention, difficultés de concentration, somnolence, yeux qui piquent… A plus long terme les effets d’une dette de sommeil sont néfastes pour la santé.

Les expressions populaires autour des bienfaits du sommeil sur la santé sont donc naturellement nombreuses : « Le sommeil est la moitié de la santé », « recharger ses batteries » … Au-delà de la santé physique, des expressions font l’adage d’une bonne qualité de sommeil pour garantir le succès ou favoriser les capacités intellectuelles : « La nuit porte conseil », « « la fortune vient en dormant » …

Alors pourquoi avons besoin de dormir ? Quel impact a le sommeil sur notre santé physique et intellectuelle ?

Les bienfaits du sommeil sur le corps

Une bonne nuit de sommeil permet d’abord de reposer son organisme. Lorsque l’on dort, la température du corps baisse, la pression artérielle chute, la respiration ralentit et la dépense d’énergie diminue. Cela permet à l’organisme de vivre au ralenti et de récupérer ses forces.

Hormones et sommeil

Le corps ne reste pas inactif pour autant. Il profite notamment du sommeil profond pour fabriquer des hormones. C’est notamment pourquoi il est d’usage de dire que les enfants grandissent en dormant : L’hormone responsable de la croissance se déploie la nuit. Les adultes ne sont pas en reste, l’hormone favorisant le développement des muscles, des os et des cartilages est également produite pendant le sommeil. L’hormone contrôlant le rythme biologique, la mélatonine est également libérée pendant ces phases de repos.

Au contraire, dormir permettrait de limiter la sécrétion de la principale hormone de stress, le cortisol. Le taux de cortisol augmenterait de 50% si la nuit s’écourte de 8h à 6h.

Ne pas dormir assez a des conséquences négatives sur la production de certaines hormones bénéfiques pour la santé, notamment les hormones régulatrices de l’appétit.

Une dette de sommeil a un double effet sur les hormones relatives à l’alimentation : Le manque de sommeil a pour conséquences de développer la production d’une hormone liée à la sensation de faim et au contraire limiter celle de l’hormone associée au sentiment de satiété. D’autant que la quantité de sommeil modifierait nos goûts en nous poussant à consommer des aliments plus sucrés et plus gras. Le sommeil a donc un impact direct sur l’obésité, une menace pour la santé.

Beauté et sommeil

Le sommeil est également un atout beauté. Pour avoir une belle peau, il est conseillé de bien dormir. En effet, de nombreuses cellules de la peau ont des horloges circadiennes et sont directement affectées par la quantité de sommeil. Conserver un horaire de sommeil régulier permet de conserver une peau en bonne santé. Au contraire, le manque de sommeil peut participer à des affections cutanées (psoriasis, acné ou rosacée).

En synthèse, notre métabolisme a besoin du sommeil pour se ressourcer. Ce n’est donc pas un hasard si, quand nous souffrons d’infections ou d’inflammations, notre corps secrète des substances hypnogènes qui favorisent l’endormissement. Le sommeil est un facteur clé pour renforcer nos défenses naturelles et aider le système immunitaire à réagir.

Les bienfaits du sommeil sur le cerveau

L’autre bénéficiaire d’une bonne nuit de repos est le cerveau.

Jour et nuit, il ne cesse jamais de travailler et il met à profit notre sommeil pour renforcer notre mémoire et favoriser ainsi l’apprentissage. C’est pourquoi il est souvent conseillé aux étudiants de réviser le soir avant de s’endormir.

Des études très récentes ont montré que le liquide céphalo-rachidien, fluide dans lequel baigne le cerveau, jouait également un rôle de nettoyeur. Un rôle bien plus actif pendant le sommeil. D’autres chercheurs ont ensuite fait un parallèle avec la maladie d’Alzheimer et ont cherché l’existence d’un lien entre le manque de sommeil et les taux des principaux marqueurs de la maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalo-rachidien.

Même si ces études n’en sont encore à leurs balbutiements, il est indéniable que le sommeil sert notre santé physique quotidienne mais participe également à bien vieillir.

Existe-t-il une durée de sommeil minimale ?

Santé et durée de sommeil

Nous passons environ un tiers de notre vie à dormir. Si le sommeil est d’une importance cruciale pour le bon fonctionnement de notre organisme et notre quotidien, quelle est la durée minimale de sommeil pour s’assurer vitalité et santé ?

Le nombre d’heures de sommeil dépend de l’âge, des activités et de l’équilibre de chacun. Les principales recommandations s’appliquent en fonction de groupes d’âges :

  • Nouveau-nés (jusqu’à 3 mois) : Entre 14 et 17 heures de sommeil
  • Nourrissons (4 à 11 mois) : Entre 12 à 15 heures
  • Enfants de 1 à 2 ans : 11 à 14 heures.
  • Enfants de 3 à 5 ans : Entre 10 à 13 heures
  • Enfants en âge scolaire, de 6 à 13 ans : Entre 9 à 11 heures.
  • Adolescents, de 13 à 18 ans : Entre 8 et 10 heures
  • Jeunes adultes , de 18 à 25 ans : Entre 7 et 9 heures
  • Adultes, de 26 à 64 ans : Entre 7 et 9 heures.
  • Personnes âgées, plus de 65 ans : Entre 7 et 8 heures.

Petits et gros dormeurs

Il existe des petits et des gros dormeurs. Certains auront besoin de 6 heures de sommeil, alors que les préconisations en recommandent 7, d’autres en auront besoin de 10. La durée idéale de sommeil dépend de nos besoins. Si l’on a une bonne qualité de sommeil mais qui est plus courte que ce qui est préconisé, il est inutile de se forcer à dormir davantage. Parce que si le sommeil est crucial pour la santé, un excès de sommeil peut être néfaste. Maintenir un rythme régulier est néanmoins préconisé pour un cycle de sommeil optimal.

Une faible quantité de sommeil ne nuit pas systématiquement aux facultés intellectuelles. Pour preuve ces « petits dormeurs » célèbres : Napoléon Bonaparte, Victor Hugo, Winston Churchill, Emmanuel Macron avec 3 à 5 heures par nuit en moyenne.

D’autres personnalités sont adeptes du sommeil polyphasique, c’est-à-dire fractionner le sommeil sur plusieurs périodes de la journée. Cela aurait été le cas de Albert Einstein ou Leonard de Vinci.

La population française serait composée davantage de « petits dormeurs » puisque la moyenne Française connaît des nuits de plus en plus courtes :  Une nuit de sommeil dans l’hexagone dure 6 heures et 42 minutes en semaine. Des nuits raccourcies en semaine seraient le cas de plus d’un tiers des actifs avec une durée moyenne de sommeil nocturne de moins de 6 heures. Ce qui n’est globalement pas assez selon les critères de la National sleep foundation qui met en garde contre les risques de nuits trop courtes pour la santé (stress accru, obésité…).

Néanmoins si vous respectez les heures recommandées pour votre tranche d’âge et que malgré tout vous vous sentez fatigué durant la journée, c’est peut-être le signe d’un problème médical plus poussé (anxiété, insomnie, apnée du sommeil…). Cela doit vous amener à consulter un professionnel de santé.

De l’apprentissage à la mémorisation en passant par l’efficacité du système immunitaire, le sommeil est impliqué à tous les niveaux de notre bien-être. Le sommeil est peut-être aussi important pour la santé que la nourriture et l’exercice physique.

Alors pour assurer de bonnes conditions physiques et intellectuelles, maintenir une bonne qualité de sommeil est nécessaire. Le confort des matelas Tempur® permet de préserver sa qualité.